La Chambre des Merveilles – Le livre et le film qui émeuvent la Belgique

Depuis sa sortie en 2018, le premier roman de Julien Sandrel continue de faire verser des larmes aux lecteurs belges. En 2025, ce récit bouleversant sur l’amour maternel reste un incontournable dans les librairies de Wallonie et de Flandre. Son succès s’est amplifié avec l’adaptation cinématographique sortie en 2023, réalisée par Lisa Azuelos et portée par Alexandra Lamy, qui a conquis le public belge lors de sa diffusion dans les salles Kinepolis et Pathé. Entre émotion pure et célébration de la vie, ce roman phénomène traduit en 26 langues touche particulièrement le cœur familial si cher aux Belges.

Une couverture qui interpelle et un résumé qui bouleverse

Sur la couverture du livre format poche (Le Livre de Poche, ISBN 978-2-253-07432-8), on découvre une palette vibrante de couleurs chaudes – jaunes, oranges et roses – formant un motif presque psychédélique qui contraste magnifiquement avec le drame du récit. Cette illustration évoque immédiatement la joie de vivre, les rêves et l’espoir, des thèmes centraux de l’histoire.

Le synopsis : Louis, 12 ans, traverse la rue sur son skateboard, fâché contre sa mère Thelma qui, une fois de plus, était scotchée à son téléphone professionnel. Un camion le percute violemment. Le verdict médical tombe comme un couperet : coma profond. Si son état ne s’améliore pas dans les quatre semaines, il faudra débrancher le respirateur. En rentrant de l’hôpital Robert-Debré, Thelma découvre sous le matelas de Louis un carnet où son fils a listé toutes ses « merveilles » – ces expériences qu’il rêvait d’accomplir avant de mourir : nager avec les baleines, aller au Japon, assister à un match au Camp Nou, rencontrer son idole de foot… Bouleversée mais déterminée, cette mère célibataire quadragénaire prend une décision folle : elle va réaliser TOUS ces rêves à la place de Louis, les filmer, et lui raconter chaque aventure au chevet de son lit d’hôpital. Et si Louis l’entendait ? Et si ces histoires lui donnaient envie de revenir ?

ISBN : 978-2-253-07432-8 (poche) / 978-2-7021-6289-7 (broché Calmann-Lévy)

Pourquoi ce roman cartonne-t-il en Belgique ?

Les Belges ont un rapport particulier à la famille et aux valeurs d’entraide. Le roman de Sandrel résonne profondément dans notre culture où la solidarité familiale reste un pilier essentiel. Plusieurs libraires bruxellois et liégeois confirment que ce titre figure régulièrement dans leur top 10 des ventes depuis 2018, avec un regain d’intérêt spectaculaire en 2023 lors de la sortie du film.

À Liège, Sophie de la Librairie Molière témoigne : « On a vendu plus de 200 exemplaires depuis 2023. Les clients reviennent souvent après avoir vu le film, bouleversés, et veulent relire le livre ou l’offrir. C’est devenu un cadeau typique pour la Fête des Mères. »

À Gand, la libraire néerlandophone De Groene Waterman rapporte un succès similaire avec la traduction flamande « De Kamer van Wonderen », prouvant que l’émotion transcende les frontières linguistiques.

Faits intéressants et anecdotes belges

Le parcours de l’auteur : Avant de devenir écrivain à succès, Julien Sandrel, né en 1980 à Hyères dans le sud de la France, a travaillé 15 ans en entreprise, créant des contenus pour des marques. Ce changement de cap radical à 37 ans inspire de nombreux lecteurs belges qui rêvent eux aussi de tout plaquer pour suivre leur passion. Marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui à Paris et écrit désormais à temps plein, publiant un roman par an.

Record de traductions : Avec 26 pays où le livre a été vendu, dont la Belgique bilingue où il se vend en français ET en néerlandais, ce premier roman a dépassé toutes les attentes. Les éditeurs ont signé les droits internationaux AVANT même la parution française – du jamais vu pour un auteur inconnu !

Prix littéraire : Le roman a remporté le Prix Méditerranée des lycéens 2019, un prix particulièrement suivi dans les écoles secondaires belges francophones.

Anecdote belge touchante : Marie, 42 ans de Namur, raconte sur les réseaux sociaux : « J’ai lu ce livre juste après avoir perdu ma sœur dans un accident. Ça m’a aidée à faire mon deuil en me rappelant tous les beaux moments qu’on avait partagés. J’ai même fait ma propre liste de ‘merveilles’ en son honneur. Merci Julien Sandrel. »

Thomas, 29 ans de Bruxelles, partage : « Je n’avais pas pleuré devant un livre depuis des années. Celui-ci m’a fait chialer comme un gosse dans le tram. Les gens me regardaient bizarrement mais je m’en fichais. C’est un chef-d’œuvre d’émotion. »

Notre critique : un feel-good book qui divise

Les points forts

L’émotion sincère : Sandrel réussit le pari délicat de parler d’un sujet hyper dur (un enfant dans le coma) sans tomber dans le pathos. L’écriture est fluide, directe, accessible. Les chapitres alternent entre le point de vue de Thelma et celui de Louis (en italique), ce qui crée une connexion forte avec les deux personnages.

L’humour au service du drame : Imaginez une femme de 40 ans qui doit réaliser les rêves d’un ado. Elle se retrouve à apprendre des tricks de skate, à chanter du rap en playback, à se déguiser pour un Comic-Con… Ces situations rocambolesques apportent de la légèreté sans jamais décrédibiliser le drame.

Les personnages secondaires attachants : Odette, la grand-mère acariâtre qui se révèle complice ; Edgar, l’entraîneur de foot secret ; Charlotte, l’infirmière sosie de Sophie Davant – chaque personnage apporte sa pierre à l’édifice émotionnel.

Le message universel : « On n’a pas le temps de perdre notre temps. » Cette phrase, récurrente dans le livre, résonne particulièrement aujourd’hui où tout le monde court après le temps. Le roman rappelle l’importance de vivre MAINTENANT, de dire « je t’aime » à ses proches, de réaliser ses rêves avant qu’il ne soit trop tard.

Lecture rapide et addictive : 320 pages qui se dévorent en deux jours maximum. Parfait pour les vacances, les trajets en train Bruxelles-Paris, ou les soirées cocooning.

Les points faibles (soyons honnêtes)

Le côté « bisounours » : Certains lecteurs belges, habitués au réalisme cynique, trouvent l’histoire trop gentillette. Tous les personnages sont fondamentalement bons, les obstacles se résolvent facilement, les rencontres sont providentielles. Manque de nuances parfois.

La prévisibilité : Dès les premières pages, on devine la fin. Pas de twists inattendus. Pour les amateurs de suspense, ce n’est clairement pas le bon choix.

Le style « first-time author » : L’écriture est efficace mais sans grandes envolées littéraires. Ne vous attendez pas à du Amélie Nothomb ou du Patrick Modiano. C’est de la littérature grand public, assumée.

Quelques invraisemblances : Comment Thelma finance-t-elle tous ces voyages (Japon, Portugal, etc.) en quelques semaines ? Comment obtient-elle tous ces rendez-vous impossibles ? Le roman prend quelques libertés avec la logique.

Le verdict belge : 4/5 étoiles

Malgré ses défauts, ce roman mérite amplement son succès. C’est une lecture réconfortante, optimiste, qui fait du bien. Dans un monde où les infos sont anxiogènes, où les polars noirs dominent les ventes, ce livre apporte une bouffée d’air frais. Oui, c’est émotionnel. Oui, c’est manipulateur. Mais c’est assumé et ça fonctionne. Prévoyez des mouchoirs et acceptez de vous laisser porter.

Le film 2023 : quelles différences avec le livre ?

L’adaptation cinématographique réalisée par Lisa Azuelos (LOL, Mon bébé) est sortie le 15 mars 2023 en Belgique, dans toutes les salles Kinepolis, Pathé et UGC. Avec Alexandra Lamy dans le rôle de Thelma et Muriel Robin dans celui d’Odette, le film a réalisé près de 300 000 entrées en première semaine en France et a bien marché en Belgique.

Différences notables :

  1. Durée : Le film dure 1h38, il faut donc condenser. Certaines « merveilles » du carnet sont supprimées ou fusionnées.
  2. Fin modifiée : Sans spoiler, la fin du film est légèrement différente du livre. Plus visuelle, plus cinématographique, certains puristes l’ont trouvée moins subtile.
  3. Personnages secondaires réduits : Edgar et Isadora ont des rôles moins développés. Le film se concentre sur le duo Thelma/Odette.
  4. Ajout de scènes au Japon : Le film donne beaucoup de place aux séquences japonaises, magnifiquement filmées, alors que le livre y consacre moins de pages.
  5. Casting impeccable : Alexandra Lamy livre une performance remarquable, nuancée, loin de ses rôles comiques habituels. Muriel Robin apporte une touche d’humour acide bienvenue.

L’avis du public belge : Sur les sites comme Pathé Belgique, le film obtient une note de 4.2/5. Les spectateurs soulignent la beauté des images, la performance d’Alexandra Lamy et la bande-son signée Kaleo qui renforce l’émotion. Certains regrettent néanmoins que le film n’ait pas la profondeur du roman, reproche classique pour toute adaptation.

Notre conseil : Lisez d’ABORD le livre, puis regardez le film. L’inverse gâche les surprises du roman. Et si vous avez déjà vu le film, le livre apporte énormément de contexte et d’émotions supplémentaires.

Où acheter le livre en Belgique ?

Librairies physiques

En Wallonie et à Bruxelles :

  • Librairie Filigranes (Bruxelles) – Place Eugène Flagey 39, 1050 Ixelles
  • Club (présent dans 35 magasins en Belgique)
  • Fnac (Bruxelles City 2, Liège, Charleroi)
  • Molière (Liège) – Rue Souverain-Pont 10, 4000 Liège
  • Tropismes (Bruxelles) – Galerie des Princes 11, 1000 Bruxelles

En Flandre :

  • Standaard Boekhandel (Antwerpen, Gent, Leuven)
  • De Groene Waterman (Gent) – pour la version néerlandaise

Prix moyen : 8,70 € (poche) / 20,90 € (broché)

En ligne

  • Club.be – Livraison gratuite en magasin, 3,99 € à domicile
  • Fnac.be – Retrait en magasin gratuit
  • Bol.com – Leader en Belgique, livraison rapide
  • Amazon.fr – Expédition vers la Belgique, attention aux frais

Version numérique et audio

  • Kobo by Fnac : 7,49 € (format ePub)
  • Audible : 25,00 € (livre audio, narré par Odile Cohen)

Bon plan belge : Les bibliothèques publiques de Bruxelles, Liège, Charleroi, Namur et Gand proposent toutes ce titre. Si vous voulez le tester avant d’acheter, c’est l’option idéale (et gratuite avec votre carte de bibliothèque).

Julien Sandrel : l’auteur derrière le phénomène

Photo description (hypothétique) : Sur les photos promotionnelles, Julien Sandrel apparaît comme un homme d’une quarantaine d’années, cheveux courts légèrement grisonnants, sourire chaleureux, regard bienveillant. Il porte souvent une chemise décontractée et dégage une impression d’accessibilité, loin de l’image de l’écrivain hautain. Son style simple reflète son écriture : directe, sincère, sans chichis.

Parcours atypique : Originaire du Var, Julien Sandrel a d’abord suivi des études scientifiques. Rien ne le destinait à l’écriture, si ce n’est une passion dévorante pour les histoires. Pendant 15 ans, il a travaillé dans le marketing et la communication, créant des contenus pour de grandes marques françaises. Puis, à l’approche de la quarantaine, il a ressenti l’urgence de se consacrer à SA passion : raconter des histoires qui touchent.

Le succès foudroyant de son premier roman a changé sa vie du tout au tout. Depuis 2018, il publie un livre par an chez Calmann-Lévy : « La vie qui m’attendait » (2019), « Les Étincelles » (2020), « Vers le soleil » (2021), « Merci, Grazie, Thank You » (2022), « Les Extraordinaires » (2023), « Beaucoup d’amour et quelques cendres » (2024) et « Le jour où Rose a disparu » (2025, chez HarperCollins).

Casquette de scénariste : En parallèle, Julien Sandrel travaille sur les adaptations de ses romans. Il a participé au scénario du film et collabore actuellement sur l’adaptation télévisée de « La vie qui m’attendait ». Cette double compétence littérature/audiovisuel explique peut-être pourquoi ses romans sont si visuels, si facilement transposables à l’écran.

Rencontres belges : Sandrel a déjà effectué plusieurs dédicaces en Belgique, notamment à Bruxelles (Filigranes) et à Liège (Molière), où les files d’attente étaient impressionnantes. Les lecteurs belges apprécient sa disponibilité et sa gentillesse lors de ces rencontres.

faut-il craquer pour ce roman ?

OUI, mille fois oui. Si vous cherchez une lecture qui vous fait du bien, qui vous rappelle d’appeler vos parents, qui vous donne envie de cocher des trucs sur votre bucket list, foncez. Ce n’est pas de la grande littérature intellectuelle, mais c’est un livre généreux, sincère, qui assume son côté émotionnel.

Parfait pour : les amateurs de feel-good books, les fans d’histoires familiales, ceux qui ont besoin de pleurer un bon coup (thérapeutique), les lecteurs occasionnels qui cherchent une lecture rapide et accessible.

À éviter si : vous détestez les histoires « à l’eau de rose », vous cherchez du suspense ou des twists, vous êtes allergique aux émotions débridées, vous préférez la littérature sombre et cynique.

En Belgique, ce roman a trouvé son public fidèle. Entre les clubs de lecture qui en débattent, les profs qui le recommandent, et les cinéphiles qui ont découvert l’œuvre via le film, l’histoire de Thelma et Louis continue de toucher des milliers de cœurs. Sept ans après sa sortie, c’est toujours un best-seller dans nos librairies. La preuve que les belles histoires sont intemporelles.

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